Jugée pour détérioration volontaire d’un véhicule, elle affirme « avoir simplement soulevé les deux essuie-glaces. »
Le tribunal de Tarbes juge Marie Claude Perard accusée d’avoir détérioré la voiture d’une dame qui venait de se garer devant chez elle pour rentrer ranger ses courses. L’accusé ne reconnaît pas les faits.
« Tout est faux. » Ce sont les mots de Marie-Claude Pérard, retraitée n’ayant aucun casier judiciaire ni problème avec la justice.
Le 28 septembre 2011, alors qu’elle promène ses chiens, elle tombe sur la voiture d’une voisine mal garée. Mécontente, elle soulève les essuie-glaces pour le montrer. Mais, selon deux jeunes témoins et la propriétaire du véhicule, Marie-Claude Pérard aurait rayé la carrosserie avec ses clés en faisant le tour de la voiture.
La propriétaire affirme avoir échangé quelques mots avec la vieille dame avant de rentrer chez elle. Marie-Claude Pérard se serait plainte du mauvais stationnement. Peu après, la victime, alertée par les deux jeunes qui ont frappé à sa fenêtre en criant « Venez vite, elle abîme la voiture ! », aurait observé la scène depuis chez elle et vu la retraitée détériorer son véhicule.
De son côté, Marie-Claude Pérard nie les faits. Elle reconnaît avoir déplacé les rétroviseurs avant et arrière pour passer, mais affirme ne jamais avoir endommagé la voiture. Elle accuse même les jeunes témoins de l’avoir traitée de « moucharde ». Elle explique qu’il lui aurait été impossible de commettre cet acte : « J’ai toujours mes clés dans mon sac, je ne peux pas les avoir en main. »
Malgré tout, elle est également accusée d’avoir insulté les témoins et la propriétaire avec les mots « saloperie » et « mouchard ».
La police a tout de même établi un constat : les essuie-glaces ont bien été abîmés, la carrosserie est endommagée et le véhicule était correctement stationné. Il n’y avait donc, selon eux, aucune raison valable à ce geste.
L’avocate de l’accusée rappelle que Marie-Claude Pérard n’a jamais eu de problèmes avec la justice. Avec un revenu de seulement 600 euros par mois, elle se trouve dans une situation difficile face à l’amende requise par le procureur, qui s’élève à 800 euros.
Le tribunal la condamne finalement à une amende de 800 euros avec sursis, ce qui signifie que si elle récidive, elle devra payer cette somme en plus de toute nouvelle sanction. Elle est également tenue de verser 375 euros de dommages et intérêts à la victime.












